Spenser à Strasbourg : réseaux et politique d’acquisition des œuvres d’un poète anglais à la KULBS
Ce billet s’inscrit dans le cadre du programme de recherche sur les provenances des fonds anglophones anciens de la Bibliothèque nationale et universitaire initié et dirigé par Anne Bandry-Scubbi, professeure émérite de littérature britannique. Il rend compte des travaux réalisés par Ewenn Thomassin, étudiant en Master 1 Études anglophones, lors de son stage à la Bnu, de janvier à avril 2026 sous la responsabilité d’Anne Bandry-Scubbi, Rémi Vuilemin et Kevin Jung.

Anonyme, Portrait présumé d’Edmund Spenser, dit « Kinnoull Portrait », s.d. [XVIIe s.], huile sur panneau de chêne, 33 × 27,9 cm, n° inv. 206. Source : Wikimedia Commons.
La Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek zu Strassburg (KULBS), ancêtre de l’actuelle Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (Bnu), a acquis pas moins de quatorze éditions de ses œuvres entre 1871 et 1907. Ce chiffre invite à examiner de près par quels circuits un poète élisabéthain entre dans les rayons d’une bibliothèque impériale allemande, qui en sont les acteurs, et ce que les éditions retenues disent des usages auxquels on le destinait.
Pour comprendre comment Spenser arrive à Strasbourg, il faut rappeler que la bibliothèque qui allait l’accueillir est née de l’appel aux dons lancé par Karl August Barack après l’incendie de 1870, largement relayé dans le monde anglophone. La place faite à l’anglais dans cette nouvelle institution n’a rien d’anecdotique. En 1872, Strasbourg accueille la toute première chaire d’études anglaises créée en Europe, confiée à Bernhard Egidius Konrad ten Brink, spécialiste de Chaucer. Ce choix témoigne de l’ambition de faire de la KULBS un lieu de recherche savante sur le monde anglophone, et pas seulement un dépôt de curiosités venues d’outre-Manche ou d’outre-Atlantique. Entre 1871 et 1918, ce sont ainsi plus de 27 500 titres en anglais qui entrent dans les collections, une proportion certes modeste à l’échelle du fonds global, mais révélatrice d’une politique d’acquisition suivie sur plusieurs décennies.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de recherche mené par Anne Bandry-Scubbi sur les fonds anglophones anciens de la Bnu, qui vise à reconstituer les circuits par lesquels ces ouvrages sont arrivés à Strasbourg et à identifier les acteurs (donateurs, libraires, institutions) qui en sont à l’origine. On en trouvera une présentation détaillée sur ce blog même1. Un stage professionnel a permis de se concentrer sur un cas précis, celui des œuvres d’Edmund Spenser2.
Le corpus réuni notamment via le catalogue de la Bnu comprend quatorze éditions et anthologies des œuvres d’Edmund Spenser conservées à la bibliothèque et imprimées avant ou durant la période de la KULBS. Douze d’entre elles ont une date d’acquisition précise, comprise entre 1871 et 1907. Les deux dernières sont des éditions imprimées vers 1909-1910 qui ne portent qu’un tampon administratif sans numéro d’achat ni de don. Elles ont vraisemblablement rejoint les collections un peu plus tard, autour de la Première Guerre mondiale ou au moment du retour de l’Alsace à la France.
Parmi les douze acquisitions datées, les achats dominent très largement : neuf sur douze, soit les trois quarts de cet ensemble, contre trois dons seulement. Ce rapport mérite d’être souligné, car il n’a rien d’évident a priori. Pour d’autres auteurs étudiés dans le cadre du même projet par Anne Bandry-Scubbi, comme les romanciers du XVIIIe siècle, les dons jouent un rôle bien plus visible dans la constitution du fonds. Pour Spenser, au contraire, tout indique une politique d’acquisition réfléchie plutôt qu’une accumulation au gré des opportunités.
L’examen chronologique des acquisitions permet de distinguer deux temps forts. Le premier accompagne directement la fondation de la bibliothèque. Dès 1871, année même de la création de la KULBS, deux exemplaires entrent par don : la Globe Edition des œuvres de Spenser offerte par l’éditeur londonien Macmillan and Co., et une édition de 1758 de The Faerie Queene donnée par Dietrich Wilhelm Landfermann, conseiller scolaire à Coblence. Les achats suivent rapidement, l’édition de William Spiers (1840) en 1874 (achat n° 2250), celle de Henry John Todd en huit volumes (1805) en 1877 (achat n° 6467), puis un recueil sur l’Irlande attribué en partie à Spenser en 1878 (achat n° 7798). En quelques années, la bibliothèque s’est ainsi dotée des outils critiques de référence pour étudier Spenser. L’édition de Todd en particulier demeurera, comme le souligne Radcliffe encore en 1996, une référence variorum incontournable3.
Le second temps fort se concentre sur l’année 1892, où trois achats se succèdent en quelques mois (juin, septembre, octobre). C’est à cette date qu’entrent à la fois l’édition en neuf volumes des œuvres complètes de Spenser par Alexander Grosart, 1882-1884 (achat n° 34873, 30 juin 1892), l’acquisition la plus remarquable du corpus, et le fac-similé de l’édition originale de 1579 du Shepheardes Calender, publié par une société bibliophile se nommant la Spenser Society (achat n° 35393, 8 octobre 1892). Cette concentration sur quelques mois laisse penser à une décision d’acquisition délibérée plutôt qu’à une coïncidence, peut-être liée aux besoins d’un enseignement ou d’un programme de recherche du moment4.
Entre 1899 et 1907, les acquisitions se poursuivent mais de façon plus ponctuelle, avec des achats isolés qui semblent davantage viser à suivre l’actualité éditoriale ou saisir des opportunités d’acquisitions, comme la dernière édition de Grosart en 1899 (achat n° 49762), ou le rachat d’un exemplaire de Spenser ayant appartenu au professeur L. Müller5 en 1907 (achat n° 60792).
Derrière les quatorze entrées du corpus se cache une diversité d’acteurs qu’il convient de détailler, car elle dessine deux circuits bien distincts par lesquels Spenser parvient jusqu’aux rayons de la KULBS : le premier, commercial, réunissant libraires et particuliers, qui fournissent la bibliothèque contre paiement ; le second, plus ponctuel, regroupant les dons d’éditeurs et d’érudits.
Deux noms reviennent de façon récurrente dans les achats, celui de Karl Ignaz Trübner et celui de la maison Joseph Baer and Co. Trübner, libraire installé à Strasbourg même, fournit l’achat de l’édition Todd (1805) en 1877 ainsi que l’imposante édition Grosart en neuf volumes en 1892, les deux acquisitions les plus substantielles du corpus. Ce choix s’explique : on sait par les travaux d’Anne Bandry-Scubbi que l’oncle de Karl Ignaz Trübner, Nikolaus Trübner, libraire basé à Londres, avait participé activement à l’appel aux dons lancé par Barack dès 1870, et que Karl Ignaz avait été installé à Strasbourg en 1872 précisément pour servir de relais à la politique d’acquisition de la jeune bibliothèque6. Le rôle de Trübner pour Spenser s’inscrit donc dans une dynamique plus large : il est l’intermédiaire privilégié entre l’édition anglophone et la KULBS, comme pour d’autres auteurs de langue anglaise étudiés dans le cadre de ce projet.

Photographie des pages d’un registre relié du catalogue alphabétique « auteurs » de la Bnu (1871-1918) : fiches consacrées à Edmund Spenser.
Joseph Baer and Co., librairie basée à Francfort, joue un rôle tout différent. Cette maison, spécialisée dans le livre ancien et rare7, est l’origine de trois achats : le recueil sur l’Irlande associé à Spenser acquis en 1878 ; un volume des lettres de Gabriel Harvey édité par Grosart (imprimé en fin d’année 1884, acheté en 1886 ; achat n° 22186), qui rassemble notamment la correspondance échangée entre Harvey et Spenser, amis et confidents de jeunesse à Cambridge ; et le fac-similé du Shepheardes Calender publié par la Spenser Society (entre 1882 et 1884, acheté en 1892). Le profil de ce fournisseur, un antiquaire plutôt qu’un libraire généraliste, suggère que la KULBS se tournait vers lui spécifiquement pour des pièces rares ou des éditions à tirage limité, plutôt que pour les grands classiques disponibles dans le commerce courant.
D’autres libraires apparaissent dans les inventaires d’achats, mais de façon isolée, comme James Roche, à Londres, pour le tome III des Works of the English Poets, l’anthologie de poésie anglaise éditée par Samuel Johnson (achat n° 35190, septembre 1892), ou un certain Lindner, à Strasbourg, pour “The Poet of Poets”: The Love Verse from the Minor Poems, acheté en 1899 (achat n° 49762). Le premier reproduit les principaux poèmes de Spenser ; le second rassemble sa poésie amoureuse.
À côté de ces circuits commerciaux classiques, deux acquisitions témoignent d’une autre pratique fréquente à l’époque : le rachat de bibliothèques privées, parfois suite au décès de leur propriétaire. C’est le cas de l’édition de Spenser de William Spiers (1840), achetée en 1874 aux demoiselles Stahl8, qui cédaient ainsi la bibliothèque de leur père défunt. En 1907, la KULBS rachète par ailleurs un livre ayant appartenu au professeur L. Müller, l’édition scolaire de référence de The Faerie Queene par George Kitchin, doyen de Durham.
Les dons, bien que minoritaires, sont tout aussi révélateurs des logiques qui régissent l’entrée de Spenser dans les collections de la KULBS ; le cas de Macmillan and Co. en est le plus significatif. En 1871, l’année même de la fondation de la KULBS, l’éditeur londonien Macmillan offre à la nouvelle bibliothèque un exemplaire de sa propre Globe Edition des œuvres de Spenser. Ce geste n’est probablement pas un acte de générosité désintéressée : il pourrait s’agir d’une pratique éditoriale par laquelle la grande maison d’édition cherchait à diffuser ses éditions de prestige auprès des bibliothèques européennes, en partie pour s’assurer une présence durable dans les bibliographies et les programmes universitaires. Le succès de cette stratégie se mesure d’ailleurs concrètement : la Globe Edition de Spenser se retrouve citée dans un grand nombre des thèses universitaires conservées aujourd’hui à la Bnu, preuve qu’elle s’est imposée comme édition de référence pour des générations d’étudiants et de chercheurs.

Photographie d’une page de la thèse de Max Steininger, Der Gebrauch der Präposition bei Spenser (1890), exemplaire acquis par la KULBS via un programme d’échanges de thèses entre universités (don n° 15006). On y retrouve la mention de deux éditions clefs de Spenser comme sources, la Globe edition de Morris ainsi que les éditions de Grosart, preuve qu’elles se sont imposées comme éditions de référence pour des générations d’étudiants et de chercheurs.
Le don de Dietrich Wilhelm Landfermann, la même année, relève d’une autre logique. Conseiller scolaire à Coblence de 1843 à 1873, Landfermann offre une édition de 1758 de The Faerie Queene. Il correspond au profil de l’érudit germanophone cultivé, amateur de littérature anglaise classique, désireux de contribuer à la reconstitution d’une bibliothèque qui devait incarner le prestige intellectuel du nouvel Empire. Le geste s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’appel de Barack, qui avait justement su mobiliser ces figures d’érudits aux côtés des grands réseaux commerciaux et institutionnels.
Le troisième don du corpus offre un cas plus singulier encore, puisqu’il brouille la frontière entre les deux circuits. En 1902, c’est Karl Ignaz Trübner lui-même, le libraire qui avait vendu à la KULBS deux des achats les plus importants du corpus, qui fait don d’une anthologie de poésie anglaise incluant Spenser (don n° 25673). Fournisseur commercial de la bibliothèque depuis ses débuts, Trübner en est aussi ponctuellement le donateur. L’ouvrage en question n’est pas d’une grande valeur, il s’agit d’une anthologie scolaire vendue un shilling net en 19009. Ce don s’apparente donc probablement à un geste commercial avant tout.
Au terme de ce parcours, une chose frappe. Qu’il s’agisse d’achats ou de dons, Edmund Spenser n’arrive jamais à Strasbourg par hasard. Les libraires sollicités sont des spécialistes (Trübner pour le marché anglais courant, Baer pour les pièces rares et anciennes), les bibliothèques rachetées appartiennent à des érudits ou des universitaires, et les dons proviennent soit d’une stratégie éditoriale certaine (Macmillan), soit de figures elles-mêmes connectées aux réseaux savants européens (Landfermann, Trübner). Spenser entre donc à la KULBS par des circuits qui sont en majorité commerciaux dans leur forme, mais savants dans leur logique, confirmant ce que révèle la nature même des éditions : c’est bien comme objet d’étude philologique, et pour un public d’initiés, que Spenser rejoint les fonds de la KULBS.
En effet, au-delà des circuits par lesquels Spenser entre à la KULBS, c’est la nature même des éditions retenues qui renseigne sur l’usage qu’on en attendait, et ainsi sur la politique d’acquisition de la bibliothèque. Un premier constat s’impose : toutes les entrées du corpus sont en anglais. Aucune traduction française ou allemande de Spenser ne figure parmi les acquisitions de la période, alors même que des traductions allemandes, certes fragmentaires, existaient déjà à l’époque10. Ce choix surprend pour une bibliothèque qui, par ailleurs, achetait volontiers des traductions d’autres auteurs anglophones. Il faut sans doute y voir aussi une contrainte propre à Spenser lui-même : sa langue, volontairement archaïsante dès le XVIe siècle, se prêtait mal à une diffusion en traduction et à une adaptation pour un large public. Spenser n’est donc jamais « germanisé » ni « francisé » à la KULBS, il reste l’affaire exclusive des spécialistes anglicistes.
Cette logique se confirme quand on regarde le type d’ouvrages acquis. On peut distinguer deux familles bien différentes dans le corpus. D’un côté, des éditions critiques des œuvres complètes : les huit volumes de Todd (1805), les neuf volumes de Grosart (1882-1884), l’édition Morris pour la Globe Edition (1871), ou encore celle de Spiers (1840). Ce sont des outils de travail académique, comme le confirme David Hill Radcliffe dans son ouvrage Edmund Spenser : A Reception History (Camden House, 1996). De l’autre, des textes plus ciblés, plusieurs exemplaires de The Faerie Queene, un fac-similé du Shepheardes Calender, la View of the State of Ireland, ou des anthologies qui placent Spenser à côté d’autres poètes anglais. La KULBS ne cherche donc pas la diffusion populaire de Spenser, mais l’exhaustivité critique : elle veut posséder les meilleurs outils disponibles pour qui souhaite l’étudier sérieusement.
C’est bien ce qu’illustre l’édition de Grosart. Les neuf volumes acquis par achat en 1892 ne sont pas un simple texte annoté. Ils portent, sur leurs pages de titre, la mention « printed for private circulation only », avec une précision plus frappante encore : il n’existerait que 150 exemplaires de cette édition dans le monde. Cette mention signale que l’ouvrage appartient à un circuit de diffusion extrêmement restreint, celui des sociétés savantes et bibliophiles anglaises de l’époque victorienne. En effet, Alexander Grosart éditait des textes pour la Spenser Society, et dirigeait par ailleurs la Huth Library, une série de réimpressions en vingt-neuf volumes, deux entreprises éditoriales réservées à un public de chercheurs et de collectionneurs fortunés. Cette acquisition, intervenue à peine vingt ans après la fondation de la KULBS, indique qu’il ne s’agissait pas seulement de constituer un fonds anglophone solide, mais de s’insérer rapidement dans les réseaux savants européens les plus exclusifs, au même titre que les grandes bibliothèques universitaires britanniques. Cela se vérifie aujourd’hui encore. Sur le Sudoc, la Bnu apparaît comme l’une des rares bibliothèques universitaires françaises à posséder une collection aussi complète des éditions de Grosart.

Photographie de la page de garde du premier volume de la série The Complete Works in Verse and Prose of Edmund Spenser, réimpression des œuvres de Spenser par Alexander Balloch Grosart. On peut y lire la mention « Printed for private circulation only. 1882-1884. 150 copies only. »
Ce que ce corpus révèle aussi, en creux, c’est une certaine idée de Spenser lui-même à la fin du XIXe siècle : bien qu’il conserve une place importante dans le canon littéraire anglais, c’est déjà celle d’un poète relégué aux travaux des spécialistes, peu traduit, peu vulgarisé, mais pour cette raison même précieusement conservé comme objet d’étude.
Ce travail sur Edmund Spenser à la KULBS n’est qu’un fragment d’une mosaïque plus large. D’autres auteurs, d’autres donateurs, d’autres libraires restent à explorer dans ce même fonds anglophone ancien, et chacun d’eux ajoutera sa pièce à la compréhension de cette politique d’acquisition encore largement à reconstituer.
Merci à Anne Bandry-Scubbi, Catherine Soulé-Sandic, Kévin Jung, Daniel Bornemann, Rémi Vuillemin.
- Anne Bandry-Scubbi, « Les fonds anglophones anciens de la Bnu », Lieu de recherche : le carnet de la Bnu, 29 juillet 2024, [consulté le 2 juin 2026], https://doi.org/10.58079/123sm [↩]
- Anne Bandry-Scubbi, Catherine Soulé-Sandic, Kévin Jung, « Des stages étudiants sur les provenances des fonds anglophones », Lieu de recherche : le carnet de la Bnu, 28 janvier 2026, [consulté le 30 juin 2026], https://doi.org/10.58079/1514s [↩]
- David Hill Radcliffe, Edmund Spenser : A Reception History, Camden House, 1996, 104-153 [↩]
- Cette hypothèse mériterait d’être vérifiée par un dépouillement des programmes de cours de l’époque, qui n’a pu être mené dans le cadre de ce travail [↩]
- A l’heure actuelle, les données disponibles sur ce professeur restent fragmentaires. Il semble qu’un seul ouvrage de sa bibliothèque (l’exemplaire de Spenser) ait été acquis par la Bnu. Le travail sur les fonds de la KULBS permettra de le vérifier. [↩]
- Anne Bandry-Scubbi, art. cit. [↩]
- E. Henze, « Baer, Joseph & Co.», dans Lexikon des gesamten Buchwesens Online, Brill, 2016, [consulté le 3 Avril 2026], https://doi.org/10.1163/9789004337862_Igbo_COM_020032 [↩]
- Il s’agit probablement de deux sœurs, mais cela ne peut être confirmé à ce jour. Achat 2250. [↩]
- Le prix figure sur la page de catalogue de The New English Series (dirigée par E. E. Speight), reproduite en début du volume consulté (CD.156.909). Un shilling net correspond à environ 8 livres sterling en pouvoir d’achat actuel (2026), selon le calculateur d’inflation de la Bank of England. [↩]
- Notamment : Joseph von Hammer-Purgstall, Spenser’s Sonnetten, Vienne, Degensche Buchdruckerei, 1814. [↩]
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Ewenn Thomassin (9 juillet 2026). Spenser à Strasbourg : réseaux et politique d’acquisition des œuvres d’un poète anglais à la KULBS. Lieu de recherche : le carnet de la Bnu. Consulté le 11 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16jsa






