Des dons américains à la Bnu : Mark Richard Mücklé et son réseau
Ce billet s’inscrit dans le cadre du programme de recherche sur les provenances des fonds anglophones anciens de la Bibliothèque nationale et universitaire initié et dirigé par Anne Bandry-Scubbi, professeure émérite de littérature britannique. Il rend compte des travaux réalisés par Gabriel Hihn, étudiant en Master 2 Plurilinguisme et interculturalité, lors de son stage à la Bnu sous la responsabilité d’Anne Bandry-Scubbi et de Kevin Jung, de janvier à juin 2026.
Au XIXe siècle, les bombardements de l’Empire allemand détruisent la bibliothèque de Strasbourg. Sous le nom de Kaiserliche Universitäts und Landesbibliothek (KULB), ses équipes cherchent à rassembler de nouveaux ouvrages afin de reconstituer des fonds1.
Le directeur de la KULB Karl August Barack fait dans ce but appel à différents acteurs à l’étranger, dont Mark Richard Mücklé à Philadelphie aux États-Unis. Les dons entrés grâce à Mark Richard Mücklé sont le sujet principal de ce stage, le corpus étant majoritairement issu du dossier AL.51,62 « Acta betreffend Geschenke aus den vereinigten Staaten Nord America durch Herr Mucklé in Philadelphia » des archives institutionnelles de la Bnu. L’objectif est donc de déterminer de quelle manière Mücklé a pu mettre en œuvre son réseau afin d’obtenir et transmettre les dons à la KULB.
Nous décrirons d’abord le contenu des caisses de livres envoyés par Mücklé à la KULB, puis nous détaillerons les profils des acteurs qui ont permis de réaliser ces démarches. Enfin, la mise en relation de ces deux points permettra de retracer les trajets des documents et les moyens mis en œuvre pour les acheminer à Strasbourg.
L’étude s’inscrit dans le cadre d’un stage sur les « Provenances des fonds anglophones », portant sur un pan des archives de la Bnu peu analysées jusqu’ici. Le dossier AL.51,62 comprend plus de 400 documents divers, dont de nombreuses lettres et factures, datés de 1870 jusqu’après 1900. Le dossier ayant peu été étudié précédemment, sa numérisation a permis une meilleure accessibilité. Les lettres sont rédigées majoritairement en allemand et en écriture Kurrentschrift, écriture cursive employée en Allemagne jusqu’au milieu du XXe siècle. Un important travail de transcription et de traduction a été nécessaire avant de débuter l’analyse en elle-même.
Barack contacte Mücklé pour la première fois le 21 novembre 1870. Cette première prise de contact amena à des échanges pendant plus de vingt ans, se poursuivant après le remplacement de Barack par Julius Euting à la direction de la bibliothèque en 1900. Colonel, philanthrope d’origine allemande, directeur commercial du Public Ledger ((“COL. M. R. MUCKLE DEAD : Widely Known Philadelphlan Succumbs in His 90th Year”, New York Times, 31 mars 1915)) et trésorier de la Société des Odd Fellows2, Mücklé avait à sa disposition un véritable réseau d’acteurs variés pour répondre à la demande de la KULB. Cela soulève naturellement la question du rôle de Mücklé dans la transmission des documents à la KULB, ainsi que des moyens et contacts employés dans ce but.
Les inventaires numérotés présents dans le dossier AL.51,62 permettent de comprendre le détail des envois. Le stage a permis d’étudier en détail cinq listes sur les vingt-sept présentes dans le dossier. Si l’on peut remarquer parmi les premiers ouvrages envoyés des ouvrages didactiques, il faut également souligner que les documents administratifs ont été inclus dès les premiers inventaires. Il est également possible de supposer que ces documents étaient les plus accessibles puisqu’ils ont été fournis en premier. Des inventaires 1 à 17, on peut observer des rapports d’administration scolaire et des matériaux didactiques. Par la suite, il est davantage question de documents administratifs, tels que des rapports concernant la loi états-unienne, les relations internationales, des recensements ou encore des documents issus du Congrès des États-Unis.
Les échanges épistolaires et inventaires étudiés attestent d’une caractéristique intéressante concernant l’envoi des documents : il s’agissait d’entrées transmises gracieusement. En effet, Barack remercie Mücklé à ce sujet3, et la répétition de mentions de cette gratuité nous permet d’affirmer qu’au moins une partie des livres a été envoyée sans frais pour la KULB. Cette observation est d’autant plus intéressante si on rappelle la durée (plus de vingt ans) de ces échanges entre Mücklé et la KULB. Cela laisse envisager des rapports cordiaux, hypothèse également soutenue par les formules amicales employées dans les échanges. Du fait de l’importance du corpus, il n’a pas été étudié dans son intégralité, il est envisageable que cette gratuité soit nuancée par des études futures. Pour le moment, nous pouvons affirmer que la gratuité était au moins fréquente.
Les échanges de Mücklé et Barack sont majoritairement rédigés en langue allemande. De ce fait, il est possible de supposer que la proximité de Mücklé avec la culture allemande a pu favoriser des échanges amicaux, ainsi que l’intérêt de Mücklé pour le projet de la KULB. En effet, la philanthropie de Mücklé ne se limitait pas aux immigrés allemands, il a soutenu les populations germaniques, notamment les veuves et orphelins de la guerre franco-prussienne ((Indianapolis Journal, volume 51, numéro 286, Comté de Marion, 13 Octobre 1901)). Décoré de l’Ordre de la Couronne en 1874, Mücklé était en bons termes avec le gouvernement allemand, en particulier Bismarck4. Cependant, il a émis des critiques par la suite car il désapprouvait la Première Guerre mondiale et en tenait l’empereur pour responsable. Cela témoigne d’une évolution de son point de vue au cours des changements politiques de l’Empire allemand.
Pour répondre à la demande de la KULB, Mücklé a créé un comité composé de quinze membres disposant eux-mêmes de connexions utiles dans plusieurs milieux tels que l’édition, la politique, ainsi la recherche universitaire. Nous en connaissons les noms grâce à des documents imprimés dont plusieurs exemplaires se trouvent dans le dossier d’archives5.

Appel aux dons pour la restauration de la bibliothèque de Strasbourg, 4 Août 1871 (AL. 51.62 ; f.29)
L’un des objectifs du stage était d’identifier un maximum de ces acteurs afin de comprendre leur rôle dans le projet de Mücklé, ainsi que les raisons de leur participation. Plusieurs d’entre eux n’ont pas pu être identifiés de manière détaillée en raison d’un manque de sources et d’une présence plus rare dans le dossier. C’est pourquoi nous aborderons les membres dont le portrait est plus complet.
Certains ont fait carrière dans la politique, comme John A. Appleton, diplômé de l’université de Bowdoin dans le Maine en 1834. Il fut ministre en Bolivie de 1848 à 1849, puis élu au 32e Congrès des États-Unis de 1851 à 1853 en tant que représentant de l’État de Maine au sein du parti démocrate. Il a également fait carrière dans le milieu de l’édition6.
Si le comité comprend des membres du gouvernement états-unien, on y trouve également des entrepreneurs du milieu de l’édition ou encore de la presse comme George W. Childs, propriétaire du quotidien Public Ledger dont Mücklé était le directeur7.D’autres membres œuvraient dans le milieu de la recherche scientifique, comme Joseph Henry, qui était à la tête de la Smithsonian Institution après 1846 et membre de conseils consultatifs du gouvernement états-unien8.
Joseph Henry est une figure particulièrement intéressante dans ce groupe, car il a été en contact avec Felix Flügel9 du fait de leur lien à la Smithsonian Institution. Diplômé de l’université de Leipzig, Felix Flügel occupa les fonctions de vice-consul, puis de consul des États-Unis 10. Il était le correspondant allemand de la Smithsonian insitution de 1855 à 1899 et a entretenu une correspondance avec Joseph Henry11.
Flügel est rarement mentionné dans le dossier, mais une lettre de Barack à l’Academy of Natural Sciences en 1873 mentionne son aide en tant qu’intermédiaire pour le transport des dons états-uniens12. La précédente étude du dossier AL.51,10213 a déjà permis d’identifier des contributions, il est donc probable qu’une nouvelle analyse de cette archive, recueillant les traces des échanges avec de Felix Flügel, offre davantage d’informations à ce sujet.
S’il ne fait lui non plus pas partie du comité, Léonard Myers figure dans le dossier dès la première facture : représentant de la Pennsylvanie au Congrès des États-Unis14, il a fourni de nombreux dons à la KULB, et ce dès la première livraison15. Du fait de sa position, leur contenu relevait principalement de la politique et de l’administration. Les documents fournis étaient issus du Congressional Globe qui regroupe les débats du Congrès des États-unis, des recensements, ainsi que des études et rapports divers concernant les États-Unis.
Il est important d’observer la contribution de plusieurs acteurs présents au Congrès des États-Unis, appartenant au parti Républicain dans le cas de Myers, mais aussi au parti démocrate comme John A. Appleton16. De nombreux documents sont en provenance de Washington D. C., souvent par le biais de Charles O’Neill. Il est probable qu’il s’agisse du représentant républicain de la Pennsylvanie actif au Congrès de 1863 à 1871 et de 1873 à 189517.
Si certains des membres du comité sont absents du dossier, les noms de J. B. Lippincott et E. Steiger sont mentionnés plusieurs fois. Joshua B. Lippincott possédait une maison d’édition à son nom, la J. B. Lippincott Company. Celle-ci apparaît dans plusieurs factures, à partir de la caisse de livres 9. Les caisses étant numérotées jusqu’à 27, cela indique une participation qui a commencé tôt dans le projet. J. B. Lipppincott contribuait à fournir les documents, tandis qu’Ernst Steiger a joué un rôle central dans leur transport, étape cruciale dans l’acheminement des livres jusqu’à Strasbourg. Depuis New York, Steiger réceptionnait les livres pour ensuite les envoyer vers l’Europe.
Si d’autres membres du comité de Mücklé ne semblent pas présents dans le dossier, il est probable qu’une analyse supplémentaire du corpus ou de sources extérieures aux archives de la Bnu puisse apporter de nouvelles informations. Une frise chronologique a été créée afin de visualiser les échanges à l’aide de l’outil Octant. Celle-ci est pour l’instant à l’état d’ébauche, et pourra être complétée par la suite de manière collaborative au fil des contributions succédant à l’analyse ici effectuée. Elle se focalise sur les échanges épistolaires, les dates et références qu’elles contiennent étant le principal moyen d’établir une chronologie. Cependant, ces dates sont à mettre en relation avec d’autres documents tels que les accusés de réception ou encore les articles de journaux, c’est pourquoi les événements listés seront incorporés au sein d’une frise chronologique plus expansive et collaborative à la suite de ce stage. Cette chronologie représente l’un des nombreux points en lesquels ce projet se rattache aux autres stages du programme « Provenances des fonds anglophones », afin de développer une vision d’ensemble de la constitution des archives de la Bnu.
L’étude des lettres est également le principal moyen de mettre en lumière l’itinéraire établi par Mücklé et son réseau afin de transmettre les documents à la KULB. Concernant les trajets en eux-mêmes, les échanges les plus importants sont ceux entre Mücklé, Steiger, Bachmann et Barack (puis son successeur Euting). Bien que plus d’informations soient nécessaires, la mention du chemin de fer de la Reading Express Company de Philadelphie dans une lettre de Barack à Mücklé nous permet de mieux nous représenter les trajets depuis Philadelphie18.
Ernst Steiger réceptionnait les ouvrages et les envoyait en Allemagne par le biais de la compagnie maritime Norddeutscher Lloyd, sans frais pour la KULB dans une grande partie des cas étudiés19. Propriétaire d’une société de négoce à Brême, l’entrepreneur allemand Johann Christoph Bachmann était chargé de la réception des caisses de livres envoyées par Ernst Steiger, comme en témoignent de nombreuses lettres du dossier. Il correspondait également avec Barack afin de lui envoyer les ouvrages reçus. Ces analyses ont permis la conception du schéma ci-dessous :
On remarque ici l’absence d’informations concernant le transport entre Hoboken et New York. Cependant, un article de presse mentionne l’Adams Express Company20, ce qui permet d’émettre l’hypothèse que l’entreprise a permis le transport des documents de Hoboken à New York. Il est cependant nécessaire de la vérifier par des sources additionnelles.
Si cette étude a permis de mettre en lumière des aspects précédemment imprécis ou même inconnus, elle a également soulevé de nombreuses questions pouvant être étudiées lors de futurs stages. Comme nous l’avons mentionné, il était parfois difficile d’obtenir des informations satisfaisantes concernant les membres du comité de Mücklé, notamment du fait de l’absence dans le dossier pour certains. S’il est possible d’accéder à plusieurs sources extérieures pour une partie des membres, il serait intéressant d’obtenir plus d’éléments de contexte pour plusieurs d’entre eux comme Michael J. Kelly ou encore S. C. Griggs.
Il serait également utile d’établir un contact avec l’Université d’État de Pennsylvanie pour vérifier la présence des sources supplémentaires concernant Mücklé et son réseau. Il n’est pas garanti qu’un lien existe entre le projet de dons à la KULB et le réseau des Odd Fellows, s’y intéresser permettrait d’au moins apporter plus de nuance au portrait de Mücklé. La manière dont les Odd Fellows se différencient de groupes comme les francs-maçons est également intéressante à étudier et permettrait d’émettre des hypothèses sur les raisons de Mücklé d’y appartenir. De façon similaire, un lien direct entre les actions de Mücklé et Felix Flügel n’a pas été démontré, bien que ce dernier ait été en contact avec Joseph Henry. Il serait intéressant d’approfondir ce sujet, ce qui permettrait de préciser la nature de leurs réseaux respectifs.
Enfin, des recherches dans des catalogues en ligne permettraient d’identifier la rareté des documents envoyés par Mücklé à notre époque. Parmi ces catalogues, il serait possible d’étudier celui de bibliothèque d’État de Berlin, la New York Public Library, la bibliothèque du Congrès aux États-Unis à travers le WorldCat.org.
Bibliographie
“Acta betreffend Geschenke aus den vereinigten Staaten Nord America durch Herr Mucklé in Philadelphia : dossier sur les dons de livres des Etats-Unis par l’intermédiaire du colonel Mark Richard Mucklé (1825-1915) de Philadelphie. 1870-1912” in Archives institutionnelles de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, alors Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek zu Strassburg, Période 1871-1918, AL.51,62
BANDRY-SCUBBI, Anne. Les fonds anglophones anciens de la Bnu. Lieu de recherche : le carnet de la Bnu, 29 juillet 2024 (consulté le 11 juillet 2026)
BARBIER, Frédéric (éd.), Bibliothèques Strasbourg : origines-XXIe siècle, Bnu/Éditions des cendres, 2015. p. 183
Biographical Directory of the United States Congress, MYERS, Leonard 1827 – 1905
CERL Thesaurus, Flügel, Felix
Indianapolis Journal, volume 51, numéro 265, Comté de Marion, 22 Septembre 1901.
Indianapolis Journal, Volume 51, Numéro 286, Comté de Marion, 13 Octobre 1901.
“COL. M. R. MUCKLE DEAD : Widely Known Philadelphlan Succumbs in His 90th Year”, New York Times, 31 mars 1915.
PARTON, James. George W. Childs: a biographical sketch, 1870.
Smithsonian Libraries and Archives, “Lettre de Joseph Henry à Felix Flügel, 12 Août 1865“.
Smithsonian Libraries and Archives, “Portrait de Felix Flügel (1820-1904)”
United States House of Representatives, APPLETON, John 1815–1864.
United States House of Representatives, O’NEILL, Charles,1821–1893.
WILSON, James Grant et FISKE, John, The Cyclopaedia of American Biography, vol.VIII, New York Press Association Compilers, 1918 p. 415
WILSON Mitchell, Joseph Henry. Scientific American, Vol. 191, No. 1, juillet 1954, p. 72-77.
- BARBIER, Frédéric (éd.), Bibliothèques Strasbourg : origines-XXIe siècle, Bnu/Éditions des cendres, 2015. p. 183 [↩]
- Indianapolis Journal, Comté de Marion, volume 51, numéro 265, 22 Septembre 1901 [↩]
- “Acta betreffend Geschenke aus den vereinigten Staaten Nord America durch Herr Mucklé in Philadelphia : dossier sur les dons de livres des Etats-Unis par l’intermédiaire du colonel Mark Richard Mucklé (1825-1915) de Philadelphie”. 1870-1912. AL.51,62 ; f.132 ; f.263 [↩]
- WILSON, James Grant et FISKE, John, The Cyclopaedia of American Biography, vol.VIII, New York Press Association Compilers, 1918, p. 415 [↩]
- “Acta betreffend Geschenke aus den vereinigten Staaten Nord America durch Herr Mucklé in Philadelphia : dossier sur les dons de livres des Etats-Unis par l’intermédiaire du colonel Mark Richard Mucklé (1825-1915) de Philadelphie”, 1870-1912, AL.51,62 ; f.19-22 ; 108 ; 111 ; 112 ; 132 ; 263 ; 282-284 [↩]
- United States House of Representatives, APPLETON, John 1815–1864 [↩]
- PARTON, James. George W. Childs: a biographical sketch, 1870 [↩]
- WILSON Mitchell, Joseph Henry. Scientific American, Vol. 191, No. 1, juillet 1954, p. 72-77 [↩]
- Smithsonian Libraries and Archives, “Lettre de Joseph Henry à Felix Flügel”, 12 Août 1865. https://siarchives.si.edu/collections/siris_sic_13411 [↩]
- CERL Thesaurus, “Flügel, Felix“ [↩]
- Smithsonian Libraries and Archives, “Portrait de Felix Flügel (1820-1904)“ [↩]
- Lettre de Barack à l’Academy of Natural Sciences, AL.51,62 ; f.86 [↩]
- BANDRY-SCUBBI, Anne. “Les fonds anglophones anciens de la Bnu“. Lieu de recherche, BNU Strasbourg, 29 juillet 2024 [↩]
- Biographical Directory of the United States Congress, MYERS, Leonard 1827–1905 [↩]
- “Inventaires de dons en provenance des États-Unis”, AL.51,62 ; f.1 [↩]
- United States House of Representatives, APPLETON, John 1815–1864 [↩]
- Collection of the U.S. House of Representatives, O’NEILL, Charles, 1821–1893 [↩]
- “Lettre au brouillon de Barack”, AL.51,62 ; f.132 [↩]
- “Lettre de Mücklé à Trübner”, AL.51,62 ; f.29 [↩]
- Extrait d’article de presse, AL.51,62 ; f.406 [↩]
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Gabriel Hihn (17 juillet 2026). Des dons américains à la Bnu : Mark Richard Mücklé et son réseau. Lieu de recherche : le carnet de la Bnu. Consulté le 11 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16lax







