Retour sur les ateliers collaboratifs du projet Gallica Images
La Bnu a accueilli dans son Lab les 14 et 15 mai derniers des ateliers collaboratifs mobilisant différents profils d’utilisateurs intensifs de l’image (patrimoniale) numérique. Objectifs : faire connaître le projet Gallica Images et mettre en évidence les cas d’usages possibles du futur outil.

Dorette Muller, Golf-club d’Alsace. Sélestat Haut-Koenigsbourg, vers 1930
Les enjeux du projet
Pour rappel, le projet Gallica Images vise à faciliter l’accès aux millions d’images présentes dans l’intégralité des contenus diffusés sur Gallica. A l’heure actuelle, une image n’est identifiable dans Gallica que si elle est désignée comme telle, ou si elle dispose d’une légende dont le texte est recherchable.
Qu’il s’agisse d’une gravure insérée dans un livre imprimé, une photographie de presse, un dessin technique dans un vieux manuel, une aquarelle dans un livre d’amitié, nombre de ces contenus sont aujourd’hui invisibles dans Gallica car non indexés, sauf au prix d’une recherche minutieuse et chronophage. Le projet Gallica Images se propose de répondre à ce défi technique de taille en automatisant le repérage systématique de toute ce qui correspond à une image et en y apportant tout élément descriptif permettant de la caractériser de façon précise. L’intelligence artificielle ici mobilisée permet de segmenter les contenus, extraire les images et les qualifier. Financé dans le cadre du dispositif “France 2023”, ce projet ambitieux et innovant est porté par la Bibliothèque nationale de France, qui y associe deux de ses partenaires importants pourvoyeurs de fonds numérisés : la Bnu et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA).
Les ateliers collaboratifs
L’organisation des ateliers collaboratifs a répondu à un double objectif : d’une part, associer différentes communautés de futurs utilisateurs pour recueillir des témoignages de leurs pratiques actuelles ainsi que de leurs besoins afin d’élaborer un outil qui réponde au mieux aux usages qu’on pourrait en attendre. D’autre part, ils visent à faire connaître ce projet auprès d’un public de praticiens de l’image avertis, et dont on peut supposer qu’ils seront de grands utilisateurs de cette nouvelle ressource. Historiens de l’art, étudiants, designers, représentants de la presse et des professionnels du patrimoine : une quinzaine de personnes ont répondu à notre invitation et partagé leur expérience de façon libre et créative. Interrogation de la base en langage naturel, recherche de similarités à partir d’images : toutes les innovations récentes en termes de recherche intuitive, basée notamment sur des technologies d’IA, sont notamment remontées dans les ateliers.

Séquence d’idéation : et si …
La conception et la réalisation de ces ateliers a été confié à une consultante externe, spécialisée en design de service, en collaboration avec les correspondants du projet à la Bnu. Afin d’affiner le design de l’outil, l’objectif est d’identifier un certain nombre de “persona”, des usagers-type, auxquels sont attribués un certain nombre de caractéristiques et de comportements. D’un point de vue méthodologique, les ateliers ont été organisés par groupes de communautés professionnelles afin de retirer des informations les plus cohérentes et exploitables possibles en identifiant des typologies de pratiques et des enjeux propres à chacune de ces communautés professionnelles en termes d’usages et d’attentes. Différentes séquences se sont succédées au cours des 90 minutes d’atelier, mêlant entretiens semi directifs et séquences d’idéation basées sur des outils conceptuels (“et si…” ou “dessine-moi un service”) visant à libérer la créativité de chacun.
L’analyse des résultats produits par ces ateliers est en cours, ces éléments seront communiqués prochainement à la BnF qui pilote le développement des services et de l’interface de la future base Gallica images.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Elise Girold (23 mai 2025). Retour sur les ateliers collaboratifs du projet Gallica Images. Lieu de recherche : le carnet de la Bnu. Consulté le 11 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/1406c





